Seconde partie du test de la démo de Forza Motorport 7 au volant de la Porsche 911 GT2 RS

Suite de Forza Motosport 7

 

Cette GT2 est bestiale

 

Ligne de départ et c’est parti !!!!

 

Troisième rapport, on écrase l’accélérateur comme un goret, la voiture s’assoie et le moteur râle avec ce son si particulier jusqu’à son régime de 7000 tr/mn. La sonorité est juste parfaite, les turbos ne se font pas trop présents et nous laisse ainsi profiter de ce chant si particulier propre à la marque Porsche. J’engage la 4eme, la 911 remonte déjà ses assaillants, la difficulté pro est peut-être un poil faible ou alors la GT2 trop rapide face à la horde de Ford GT, Ferrari 458 spéciale, Mercedes SLS AMG ou autre McLaren 675. Les 200km/h sont franchi avec aisance. Je m’écarte sur la droite pour remonter la file presque naturellement. Première courbe à droite je relâche la gâchette d’accélérateur afin de donner un peu d’appui sur l’avant pour pouvoir passer la courbe efficacement comme un pro mais c’est raté… Je viens m’encastrer littéralement sur cette Ferrari 488 GTB qui me permet de rattraper comme un malpropre ma trajectoire loupée en m’appuyant sur elle. Quelques rayures superficielles, pas de dégâts mécaniques. J’en profite pour admirer la gestion des dégâts qui semble assez bien gérée, à voir sur les plus gros chocs. Je remets plein gaz et la voiture s’assoie parfaitement et répond à ce que je souhaite faire. Je continu de remonter les adversaires les uns après les autres. Ça ne roule vraiment pas fort derrière. Le prochain virage à gauche me permettra déjà de mener la tête de la course. J’arrive un peu fort dans ce virage et monte sur les freins pour ralentir ce missile lancé à plus de 250km/h. Ca freine, ça freine, mais pas suffisamment pour maintenir une trajectoire propre et m’empêcher d’aller creuser un terrier dans le bac à sable du désert des Emirats. J’ai la sensation de ne pas être allé chercher l’ABS, peux être un réglage à voir.

 

Au volant de cette GT2 les glissades sont courantes avec 700 ch sur les roues arrières…

 

Je redescends en seconde, accélère à fond pour me sortir au plus tôt de ces graviers au grip inexistant pendant que je vois mes adversaires me passer les uns après les autres. Alors que je pense sortir proprement et reprendre la route en envoyant derrière moi des gerbes de cailloux, je me fais percuter par une 993 turbo rouge à l’arrière gauche qui m’occasionne quelques dégâts et me fait surtout valser sans que je comprenne ce qui se passe. Je me retrouve en sens inverse à l’intérieur de la piste. Impossible de faire demi-tour sans accrocher un autre véhicule. Je patiente sagement en bloquant mon régime moteur à 5000tr/mn afin d’effectuer un demi-tour au plus tôt et pouvoir me remettre dans la course. Je suis 24eme sur 24…

Bon dernier, la 911 rupte à présent dans un nuage de fumée et effectue une demi-lune au sol, alors qu’elle n’a pas encore atteint sa vitesse réelle du 1er rapport, mais me sentant rassuré par le comportement très prévenant, j’engage aussitôt le second rapport et l’auto entretien sa glissade ce qui devient très jouissif. Le bruit, la fumée, la dérive, j’esquisse un sourire qui en dit long, c’est bien l’ADN de Forza Motorport. 3eme rapport, elle cherche encore sa motricité qu’elle retrouverait facilement si je daignais relâcher l’accélérateur, mais je n’ai pas envie c’est trop bon. Cette 911 accélère si brutalement que je n’ose imaginer les sensations en réel le compteur monte à une vitesse folle et, pour être franc, on est loin des sensations d’accélération que j’ai pu ressentir sur une 991 GT3 RS. L’impression que tout va trop vite dans cette GT2. Après quelques essais chronométrés, j’ai pu enregistrer un 0-100km/h en 2.97s et passer la barre des 200 en un peu plus de 8.20s. Pour info, la 918 spyder effectue le même exercice en 7.8s avec pas loin de 900ch sur les 4 roues.

 

On sent la bestialité de l’auto, on se doute que les performances seront au rendez-vous.

 

Je profite d’être seul sur la piste pour regarder autour de moi. Le décor est grand, profond et sublime, le paysage glisse à perte de vue, et nous sommes accompagnés par des animations dans le décor tantôt par quelques camions circulant sur la route, tantôt par un hélicoptère filmant la course, tantôt par l’aéroport de Dubaï ou les avions décollent. Un tunnel se profile et je sais déjà que la sonorité va être fabuleuse en passant à l’intérieur de celui-ci. Je m’arrête afin de faire quelques accélérations dans le vide. Le son du moteur se reflète dans les parois du tunnel et accentue ce bruit de folie. Je m’offre un départ façon Launch Control totalement râté puisque le moteur ne cesse de buter contre son rupteur. Pas grave, le plaisir est là. Je continue la route seul, sans forcer pour découvrir le comportement de l’auto et je dois dire que, malgré le fait qu’elle soit surement parfaitement reproduite, j’ai la sensation qu’elle glisse énormément, peux être plus qu’en réalité, et ce qui impressionne dans la GT3 en IRL c’est justement le grip qu’elle offre, elle est collé au bitume sans jamais décrocher, elle reste sous-vireuse lorsque cette dernière n’est pas correctement placé au freinage et/ou quand vous remettez les gaz trop tôt sur un rapport intermédiaire mais aussi survireuse quand elle est parfaitement placé, ou que le conducteur accentue le transfert de charge ce qui la rend très joueuse mais aussi très prévenante, on sait toujours ou sont les roues et ce qu’elles font.

 

Rattraper ses concurrent ? Une simple formalité pour la GT2 RS. Elle s’offre même le luxe de battre le record du tour de la Nordschleife en 6.47 mn.

 

Cette GT2 RS glisse trop à mon gout, peut être les pneus sélectionnés qui sont en cause mais par contre quand elle glisse du train arrière, c’est un véritable régal. La voiture prévient de la moindre perte de grip, et quand le train arrière désire passer devant elle se contrôle très facilement par l’angle du volant ou la pression exercé sur les gaz. Après avoir essayé les différentes vue possible je m’arrête sur la première vue intérieur, elle offre un champ de vision très large tout en restant proche de ce que peut offrir la vision d’un pilote. La seconde vue intérieur est pour moi trop proche du volant et trop haute. On a la sensation d’être collé au plafonnier de la voiture mais tout en étant planté dans le volant. J’aurais préféré une vue légèrement plus basse avec tout autour le dessin du casque comme le propose Project Cars.  Je ne suis pas fan des vues capot et poursuite. J’aime savoir ce qui se passe autour de moi et les deux vues extérieurs sont-elles, parfaites. L’une est assez proche et l’autre plus haute et éloigné, elles répondront surement aux attentes de chacun. Je finis mes deux tours de piste en continuant de jouer avec le comportement de ce jouet pour adulte.

Première course, bon dernier mais satisfait de ce premier aperçu, la suite demain avec la Nissan Nismo GT-R LM.

 

La modélisation est juste parfaite, un poil trop coloré à mon gout.

 

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